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 Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]

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MessageSujet: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Jeu 5 Nov - 20:23





    Entraînement.
    Pour un Corhs, c'est le maître mot de toute une vie. Nehan s'était retrouvé sur le stade, à faire des rebonds avec le souaffle, au sol. Pensivement, il était resté pendant quelques minutes à s'amuser avec la grosse balle rouge. D'un mouvement simple de la main, il la faisait monter et descendre depuis le sol à une hauteur équivalente à celle de ses hanches. Tandis qu'il la suivait des yeux, le jeune homme ne pouvait s'empêcher de se sentir désemparé et dubitatif. Triste. Il n'avait même pas envie de jouer au sport qui désignait son existence. Qui résumait sa vie. Oui, sa vie se résumait uniquement à cela, à des passes de Souaffle, à une quinzaine de mètres du sol ; des successions de buts marqués et de matchs gagnés ; des cognards pris en pleine figure ou sur des parties de son corps plus ou moins solides. Un balais qui lui donnait ce sentiment de liberté, car sur terre, il n'était qu'un pitoyable garçon d'une vingtaine d'années, creux et sans fond. Nehan doutait. Il doutait d'être quelqu'un de bien, d'avoir réussit ce qu'il voulait. Dans cette école où il était considéré comme un modèle par pas mal de gamins, où il était couru par des filles toutes plus jolies les unes que les autres, personne ne pouvait s'attendre à ce qu'il ait autant honte de lui. Il se regardait dans la glace et ne voyait qu'un pâle type des plus pourris, un abrutit de première et aucune bonne raison de l'apprécier. Le Gryffondor arrêta la balle entre ses mains, la coinça contre sa taille et resserra la sangla de ses brassards, successivement, en s'aidant de ses dents. Il posa le souaffle au sol et se frappa les poings l'un contre l'autre, en regardant les anneaux dorés qui culminaient à onze, treize et quinze mètres de hauteur, de chaque côté du terrain. Le but du jeu était d'envoyer le gros ballon rouge, seul à ne pas être enchanté, directement dans l'un des trois anneau de l'équipe adverse, gardés par un gardien. Chaque but marquait dix points, autant qui serviraient à distancer les adversaires pour être certain de gagner le match, même s'ils attrapaient le vif d'or. Réussir cet exploit mettait fin au match et assurait cent cinquante points à ceux qui le possédaient. Le travail de Nehan, c'était de marquer suffisamment de buts pour gagner, quoiqu'il arrive. Et il était bon. N'en déplaise aux autres maisons, il était sacrément bon dans ce domaine.

    Le Gryffondor fit rebondir une nouvelle fois la balle puis la récupéra. Il ne suffisait que l'envoyer dans les buts, hein ? Facile à dire. Nehan jeta le souaffle en l'air de toutes ses forces. Elle s'envola, mais il ne la regarda même pas. D'un mouvement rapide, il glissa son pied sous le manche du balais Nimbus, et le projeta dans les airs à son tour. Le balais effectua un petit looping, et passa pile entre les jambes du Poursuiveur, qui décolla dans les airs pour récupérer la balle au dernier moment. En temps normal, il aurait au moins sourit de cette sensation agréable, celle de sentir le vent sur son visage et dans ses cheveux. Mais là, il ne se sentait que trop pensif. Il ne parvenait pas à effacer les larmes de Bliss de son esprit. Il secoua la tête et fonça vers les buts. Autant s'entraîner à faire des tirs sympathiques. Il augmenta encore sa vitesse, traversant le terrain plus vite qu'il ne le ferait en temps réel de match, avec les empêchements et les tacles des poursuiveurs adverses. Alors qu'il arrivait dans la zone de tir, Nehan lança le souaffle le plus haut possible au dessus de lui, se mit debout sur son balais d'un geste prompt et rapide, puis se servit de cet appui pour s'élancer à la poursuite du ballon. Il amena son poing derrière la tête, tout son corps servit de bascule, et il effectua un smatch extraordinaire, qui pénétra directement l'anneau de droite, à treize mètres. Le gong automatique du stade résonna, marquant le point. Nehan retomba lourdement sur son balais et salua une foule invisible en levant la main. Pitoyable, il n'avait plus qu'à aller chercher le souaffle maintenant.

    Pas un sourire ne s'affichait sur le visage tendu du jeune homme. Sa fatigue n'avait d'égal que sa tension mentale. Il effectua au grand maximum une vingtaine de minutes d'entraînement, sans plus. Chacun de ces matchs, il les jouait en sachant Bliss dans les gradins, le regardant, lui ou son équipe, quand la sienne ne jouait pas. Nehan ferma les yeux quelques instants après s'être posé. Au fond de lui, il savait qu'il avait mal réagit, et qu'une raison claire était forcément à l'origine de tout ça, de la méfiance de la jeune femme et de sa peur de l'engagement. Et lui, comme un con, plutôt que de lui prouver qu'il était cet homme qui changerait tout et qui la rassurerait, qui serait différent des autres, qu'il aiderait et qu'elle pourrait aimer, il n'avait fait confirmer la théorie qu'elle pouvait avoir. Selon quoi les hommes sont tous les mêmes. Et que même lui, qui se disait volontiers différent, ne valait pas mieux que les autres. La robe écarlate du jeune homme, étendard de sa maison, flottait dans le vent comme la bannière d'un monde en guerre, couvert de sang et de larmes. Nehan leva les yeux vers le ciel. Cette journée était à chier.

    L'eau chaude coulait sur son visage et le long de son dos, et il ferma les yeux avec délectation. Elle était claire, et dégageait une vapeur considérable en s'échappant du pommeau de douche. Le jeune homme se passa la main dans la nuque et se la massa quelques instants. Il tourna sur lui même, étirant ses muscles endoloris et harassés, cherchant à faire glisser le savon depuis son corps jusque dans le canal d'évacuation, en bas. Il se mit les cheveux en arrière - c'était plus simple pour les sécher - et posa ses coudes sur le mur. Dans son esprit, les choses étaient claires. Il s'en voulait. Une fois de plus, il avait été le roi des crétins. Là où il n'avait pas voulu merder, il avait merdé, et d'une bien belle façon. Le Gryffondor garda les yeux fermés, espérant se réveiller et que tout ne soit un cauchemar, qu'il soit encore dans les bras de celle qu'il désirait, sans que rien de tout ce foutoir ne se soit passé. Et pourtant... Et pourtant non, ce n'était pas le cas. Il ne rêvait pas. Il était bien là, seul, sous cette douche brûlante, sans personne. Sans elle. Sans ses sentiments, sans ses émotions. Sans la tendre caresse de ses lèvres sur les siennes, sans le doux contact de sa peau contre la sienne, sans la délicatesse de sa chevelure sous ses doigts. Le jeune homme en était à se morfondre de son erreur, sans avoir les couilles d'aller la voir pour la réparer. De toute façon, après ce qu'il lui avait dit, elle lui en voulait sûrement. Et de toute manière, n'avait-elle pas dit ne pas vouloir d'une relation entre eux ? Non, il n'avait sûrement pas comprit, une fois de plus, ce que cette femme avait tenté de lui faire entendre. Il était le roi des cons, et il posa son front contre le mur frais. 'Nehan, tu es un abrutit. Si tu aimes cette fille, dis le lui, bordel.'

    Il sortit de la douche après avoir coupé l'eau et noué une serviette autour de sa taille. Son torse dégoulinait encore, et le carrelage était froid sous ses pieds nus. Après avoir ouvert la porte, il se dirigea vers les lavabos et devant les glaces en se massant la nuque et en regardant par terre. Il se passa les mains sur le visage et se donna deux petites claques pour se réveiller. C'est en ouvrant les yeux qu'il vit son reflet dans le miroir...
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Ven 6 Nov - 18:26



    Révisions,
    Bliss était tranquillement installée sur l’une des grandes tables de la salle commune de Poufsouffle, deux livres ouverts devant ses yeux, un crayon dans la main gauche, les écouteurs dans ses oreilles. Elle essayait de travailler sur son projet, pas facile quand vous n’êtes pas seul dans un endroit et que l’inspiration ne vient absolument pas. Elle se répétait sans cesse la même phrase dans sa tête, essayant de trouver une suite et pourquoi pas finir de travailler. Ce n’était en rien une passion, d’avoir le nez dans les livres, écrire sans cesse des notes ou apprendre le plus d’information possible. Elle était tellement mieux seule dans sa chambre, sur son lit à ruminer son chagrin. Elle essayait de ne rien laisser transparaitre sur son visage, mais elle souffrait, silencieusement. Il n’y avait pas grand monde dans la salle commune, la plupart des gens voulant profiter des derniers rayons de soleil avant que l’automne ne prenne le dessus, comme chaque année. Bliss se leva d’un coup, se rapprochant de la fenêtre afin d’y observer les autres. Les gens avaient cette habitude de se rassembler en petit groupe, certains observant les autres. D’ici, Bliss pouvait entendre les éclats de rire de certaines jeunes filles, elle n’était vraiment pas d’humeur à rire. Elle se tourna, dos contre la fenêtre et recommença…

      *C’est avec sincérité que je m’adresse à vous aujourd’hui. Nous ne pouvons plus continuer comme ça, l’heure est grave, il faut avancer et affronter nos difficultés pour y arriver. Il est clair que Poufsouffle n’est pas la maison dont les scores sont remarqués de tous, mais ce n’est pas pour ça qu’on va se laisser faire…*

    Elle se répétait sans cesse son discours, s’imaginant le prononcer devant une foule complète, mais le cœur n’y était pas. Elle croyait qu’elle pouvait revendiquer des idées à tout moment, même quand le moral était au plus bas, mais elle avait tort. Ce discours, anodin dans son ensemble, ne lui changeait pas les idées. Un discours que lui avait gentiment demandé de faire le préfet de sa maison, à elle la troisième année. C’est qu’il n’était en rien intelligent et Bliss se demandait pourquoi il avait été choisi alors qu’il était incapable de prononcer deux mots en public. Encore une fois, elle serait obligée de prendre sa place de blablater son discours et de descendre de l’estrade au moment ou le préfet reprendrait le flambeau et recevrait l’acclamation de la foule. Finalement, c’était mieux ainsi, elle ne voulait en rien baisser les projecteurs dans sa direction, après tout elle ne voulait pas être vue, elle n’en avait tout simplement pas la force. Elle marchait dans la salle commune, répétant son discours dans sa tête encore une fois, elle devait être convaincante, un minimum en tout cas.

      *… Qu’on va se laisser faire ! Si je m’adresse à vous aujourd’hui c’est pour vous rappeler des valeurs sûres. Nous sommes ici pour gagner, pour prouver aux autres qu’ils se trompent sur nous, qu’ils doivent se méfier de nous. Ce n’est pas parce qu’on ne récolte pas assez de point lors des matchs que notre équipe est nulle, il faut aller de l’avant, prouver aux autres qui nous sommes vraiment, lui prouver que des paroles lancées comme ça ne devraient pas être prise comme telle, que je ne pense pas qu’il soit un con au contraire. Dire haut et fort qu’il me manque, que je regrette et je voudrais revenir en arrière, qu’il a une place dans ma vie, qu’il faut …*

    Bliss qui sans se rendre compte ne parlait plus du discours, mais de sa propre expérience s’arrêta net dans la pièce. Les quelques élèves présents ne se préoccupaient absolument pas d’elle. Elle fit demi-tour et regarda par la fenêtre. Elle ne regardait plus les élèves en bas, non, son regard se posa sur l’horizon. Elle y observait le stade au loin endroit sacré pour les joueurs, endroit tout aussi aimé des supporteurs. Pourquoi n’y avait-elle pas pensée plus tôt ?! Au lieu de se torturer toute la journée, au lieu de fuir les lieux publics dans la crainte de le croiser et de devoir affronter leurs dernières discussions, au lieu de rembobiner sans cesse leur rencontre dans le but d’y changer l’issu. Bliss évitait alors qu’elle devait affronter, elle devait prendre les devants, lui dire le fond de sa pensée, le mettre devant le fait accompli. Il ne voulait plus lui parler d’accord, mais il n’avait pas précisé qu’il lui était interdit de l’écouter. Ne quittant pas des yeux le stade, elle réfléchit rapidement avant de renoncer à cet espoir qu’elle gardait en elle. Où pouvait-elle le retrouver ? La logique voulait que ce soit le stade et la raison dans tout ça ?

      « Mais bien sûr ! »

    Elle venait de parler à voix haute ce qui surpris les élèves présents, elle s’en foutait royalement des élèves pour le coup. Elle lâcha son stylo qui rebondit sur le sol puis franchit la porte de la salle commune. Elle devait faire vite, agissante sur un coup de tête, se répétant ce qu’elle devait lui dire une fois qu’il serait en face d’elle. Elle avait fui pendant une semaine, elle devait arrêter et se montrer plus intelligente que ça. Elle dévala les marches manquant de se rétamer plus d’une fois, elle courrait presque dans un but précis. Elle fut surprise une fois dehors de sentir le vent frais caresser ses joues, elle n’était vêtue que de son uniforme ayant laissé sa robe de sorcier dans sa chambre. Elle arriva enfin au niveau du stade et leva automatiquement les yeux au ciel afin d’y voir ou non un balais et plus encore son propriétaire. Il n’y était pas et elle commençait à se sentir stupide d’avoir cru un instant pouvoir le trouver tout aussi facilement. Elle baissa la tête reprenant son souffle, se calmant. Ses paroles tournèrent dans sa tête inlassablement alors qu’elle décida de tenter le tout pour le tout. Elle descendit direction les vestiaires sans se poser la moindre question, elle aurait pu demander de l’aide ou se renseigner, mais non, elle était omnibulée par une seule chose, lui parler. Elle franchit la porte des vestiaires, personne… Puis elle regarda autour d’elle quand elle observa au loin des affaires, elle s’y approcha doucement se calmant. Il fallait qu’elle se calme pour arriver à parler, mais c’est en entendant du bruit provenant des douches qu’elle comprit, qu’elle espérait… Alors que les pulsations de son cœur augmentèrent elle poussa la porte et se planta derrière lui. C’était lui et ses mots qu’elle se répétait depuis un moment s’évaporèrent doucement, la laissant dans un silence complet. Il releva la tête et la vie enfin…

      « Je t’ai enfin trouvé ! »
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Sam 7 Nov - 3:50

    La semaine avait été non pas éprouvante, mais plus que décevante. En réalité, le jeune homme n'avait pas su où il en était du début à la fin. Depuis la scène de la semaine dernière, il n'avait cessé de penser à la triste issue de leur rencontre, à Bliss et lui. La jeune femme avait simplement envahit l'esprit du Gryffondor sans que rien ne puisse l'en ôter. La belle Poufsouffle hantait ses rêves, ensommeillés ou éveillés, depuis sept longues journées. La tristesse et le désespoir avait envahit un jeune homme qui souffrait du manque pour qui il avait finit par admettre ses sentiments. Pourtant, le soir même suivant cette dispute, il avait passé la nuit avec Jordana. Et puis il y avait cette nuit avec Sycée, où la Serdaigle avait profité, dans le sens non négatif du terme, de cette faille émotionnelle dans laquelle se trouvait Nehan. Il n'avait pourtant pas été capable, malgré ces instants de tendresse dont il avait besoin, d'oublier cette fille. Même lorsqu'il avait parlé de cette situation à Ethan, ce dernier avait été incapable de lui dire comment s'en sortir. La propre sœur et le cousin du jeune homme avaient aussi émit la réflexion suivante : "tu es un trépané sentimental." Oui, ce n'était pas faux. Le sorcier était un véritable abrutit quand il s'agissait des femmes, même si il parvenait néanmoins à sortir et à coucher avec les plus belles de l'école. Mais tout cela n'était que relation purement physique... Lorsqu'une femme lui plaisait - vraiment, je sous entends - il lui était bien plus difficile de réaliser une performance équivalente. Il se retrouvait comme le plus parfait des nigauds à ressembler à un manche à balais. Et croyez moi, il s'y connait, en balais ! Pourtant, malgré tout cela, la dernière fois qu'il eût éprouvé des sentiments pour une fille, ça s'est mal fini. A croire qu'il portait la poisse. Nehan a peur, depuis Schuyler, de s'engager et de donner de sa personne. Ce qu'il n'a du coup pas fait avec Jordana, ce qui lui a coûté leur relation. Avec le temps et le recul, le Gryffondor se rendit alors compte qu'il n'y avait pas de tactique précise, utilisable et adaptable à chaque femme. Il fallait simplement improviser. Mais à en voir le fiasco résultant de sa rencontre avec Bliss, en impro non plus il était plus que mauvais.

    Le jeune homme regarda le reflet de Bliss dans le miroir. Il s'appuya de ses mains sur le lavabo et pencha la tête en avant, soupirant. Il n'y avait rien qu'il puisse dire, rien qu'il puisse faire, si ce n'était d'attendre. Il avait la tête vide, aucune pensée logique ne s'imposait à son esprit. Puis, d'un seul coup, une évidence s'imposa à lui : il était là, dégoulinant d'eau chaude, sortant de la douche qui avait dissipé une vapeur lourde dans l'ensemble de la pièce. Et surtout, il était entièrement nu sous une serviette nouée à la taille et lui, bêtement, il se laissait sous le regard de la Poufsouffle. Pendant un court instant il avait songé à se dérober pour se changer rapidement, mais étant donné la situation, il trouvait cela plus amusant de rester ainsi, et de la laisser le voir. Pourquoi ? Il n'en avait aucune idée, peut-être comme une envie de lui plaire, de la séduire via cette offre visuelle qu'il lui faisait. Il avait beau ne pas aimer son physique, il était parfaitement conscient de pouvoir plaire à de nombreuses femmes. Quant à elle, étant donné ce qui s'était passé entre eux la semaine passée, il se sentait capable de la rendre suffisamment sous son charme pour user de cet avantage. Le jeune homme se retourna pour planter son regard gris de lune dans celui de Bliss. Il plissa les yeux et se fit violence pour rester impassible. Le pire était de ne pas courir vers elle, s'excuser de son attitude, de s'être emporté, de lui dire ce qu'il ressentait et cette douleur qui l'avait prise au cœur. Il voulait la prendre dans ses bras, lui proposer de tout oublier, de tenter de recommencer. Recommencer tout à zéro. Qu'il voulait qu'il y ait quelque chose entre eux. C'était vrai qu'il n'était pas sûr, tout le long de cette semaine, de ce qu'il voulait ; qu'il avait eu beaucoup de rancœur envers la demoiselle, mais la voir là, devant lui, l'air si triste, si belle, si douce, qu'il sentait remonter en lui ces émotions qui s'étaient emparées de lui la dernière fois. Il eut le besoin de réprimer un mouvement pour la rejoindre, qu'il camoufla en un simple geste pour se replacer contre le lavabo.

    Nehan soupira et baissa les yeux pour disserter sur le carrelage. Les yeux las, le corps fatigué, il était incapable de réfléchir convenablement. Un silence s'installa entre eux, lourd et pesant. Il ne savait pas quoi dire, la fixant, détaillant, analysant, presque dissertant sur elle. Et il se rendit compte qu'elle était plus que fatiguée, elle aussi, les trais tirés. Et puis... Le rouge dans le blanc de ses yeux... Avait-elle pleuré, ou était-ce simplement la chaude vapeur ambiante ? Il ne voulait pas savoir, car dans le premier cas il s'en serait voulu, dans le deuxième il aurait presque été déçu de ne pas lui faire plus d'effet que cela. Leur séparation de la semaine passée, rude et brutale, avait bien évidemment laissé des marques chez lui : il espérait en avoir laissé chez elle, ce qui prouverait qu'elle soit attristée et désolée de ce qui s'était passé. Il réprima une nouvelle envie de la prendre contre lui et de lui prouver qu'il n'était pas ce qu'il avait cru qu'elle pensait de lui. Mais les paroles qui s'échappèrent de ses lèvres furent bien différentes de ses espérances.

    "Bravo, tu veux une médaille ?"

    Crétin. Cette fille te court après, c'est la nana dont tu rêves depuis super longtemps, elle est là, elle t'aime, elle veut que tout aille bien, elle pleure sûrement, et le pire, pauvre con, c'est que c'est réciproque ; et toi dans tout ça, tu l'envoies chier. Nehan se retourna lentement vers le lavabo et se pencha pour se prendre la tête entre ses mains. Subitement, il se posa une question certes idiote, mais qui sur le coup avait son importance : sa serviette était-elle suffisamment nouée ? Il resserra légèrement ses abdos pour tester la résistance du noeud, qui somme toute semblait des plus acceptables. Le jeune homme regarda Bliss à travers le miroir, en reflet. Il observait toutes ses réactions, tous ses faits et gestes de là. Mais il savait qu'il avait dit une grosse bêtise et ne put s'empêcher de se tourner à nouveau vers elle, l'air empoté, ne sachant que faire de ses mains qu'il aurait habituellement fourrées dans ses poches. Pour finir, il posa un poing sur sa hanche et se massa bêtement la nuque de l'autre. Tout en fixant le sol, il murmura :

    "Excuse moi, je ... Je n'ai pas à te parler comme ça."

    Il releva les yeux vers elle, et eut un petit sourire gêné avant d'ajouter :

    "Par contre, tu es bien consciente que tu es dans les vestiaires de Gryffondor et qu'il y a en face de toi un homme nu comme un ver et que tu as laissé la porte ouverte ? Tu choisis, soit tu fermes la porte, soit je m'habille !"

    Pour détendre l'atmosphère, il eut un petit rire à peine forcé, et espérait presque qu'elle ferma la porte pour passer plus de temps à l'observer. Il voulait, à tout prix, la rendre dingue de lui, et repartir avec elle sur... Le doux chemin du bonheur ? xD








[Bon on sait tous les deux que mon post est pourri, je suis désolé d'avoir fait aussi nul, mais je te jure ma petite Blissounette que je me rattraperai !]
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Sam 7 Nov - 16:56


    Nehan && Bliss

    « Il y a plusieurs façon complexe d'aimer quelqu'un, mais qu'un seul mot simple pour l'exprimer. »


    Ce n’est qu’une fois dans la douche des vestiaires, une fois en face de lui remarquant son propre reflet dans le miroir que Bliss prit conscience de ce qu’elle était en train de faire. Elle perdait ses moyens et ce n’était pas le moment de se montrer faible, pire incapable de dire le moindre mot. Elle était essoufflée, elle avait chaud et son corps tremblait de toute part. Elle se répétait sans cesse dans la tête qu’elle pouvait le faire, lui prouver qu’il avait tort la concernant. Qu’elle n’était pas une fille qui se jouait de lui, qu’elle ne le prenait pas pour un con. Elle voulait arranger les choses comme elle pouvait, mais une fois en face de lui, les mots ne venaient plus, elle était comme sous un état de choc. Il était réellement en face d’elle et assez surpris de la voir étant donné l’expression de son visage. Elle l’était d’ailleurs, surprise de ce qu’elle s’apprêtait à faire, mais elle se devait d’être un minimum forte. Et puis, l’idée de lui dire en face ce qu’elle avait sur le cœur paraissait être une bonne idée, certes quand elle avait eu cette idée elle était seule dans sa salle commune, il n’était pas en face de lui, elle ne venait pas de courir à travers toute l’école pour le retrouver. A ce moment précis, elle était beaucoup moins sur d’elle.

      *Tu n’es pas con, tu n’es pas con, tu n’es pas con… Avance d’un pas ma cocotte, un pas, tu lèves la tête et tu lui parles, tu lui recraches ton p*tain de discours…C’est avec sincérité que je m’adresse à vous aujourd’hui. Nous ne pouvons plus continuer comme ça, l’heure est grave, il faut avancer et affronter nos difficultés pour y arriver… P*tain j’y arriverai jamais.*


    Elle se fit violence pour ne pas craquer et faire demi-tour, persuadée que ce qu’elle souhaitait ne pouvait pas l’être en retour. Tout en plongeant son regard dans le sien, elle ressentit cette drôle de sensation dans l’intégralité de son corps. Elle ne l’avait pas revu depuis une semaine, une longue et interminable semaine. Cette semaine se résumait à des fuites constantes après chaque fin de cours évitant le plus possible les élèves de gryffondor, elle était même jusqu’à craindre qu’une rumeur est eue lieu dans l’intégralité de l’école comme quoi elle s’était foutu de sa gu*ule, la petite Bliss, cette innocente sans cœur. Elle travaillait plus que la normale pour combler ses moments de solitude, éviter de repenser à cette discussion. Et le soir, c’était bien pire, elle ne trouvait pas le sommeil se repassant en boucle la scène, annotant ses erreurs, ce qu’elle devait changer et après une longue torture personnelle elle changeait l’issu de cette discussion à son avantage, le serrant fort dans ses bras, profitant d’un moment unique passé entre eux. Elle se mettait dans des états pas possible à cause d’un garçon, elle le savait bien que ça pouvait paraître complètement fou, mais elle s’en fichait royalement, quand elle le voyait en face de lui, quand elle sentait cette soudaine envie de se rapprocher encore plus de lui, de sentir sa peau contre la sienne… Mais…

    Elle ravala ses larmes quand il lui adressa la parole. Odieux, il l’était et elle ne devait pas se laisser faire, passer outre cette petite voix qui lui indiquait de partir au plus vite, qu’il ne voulait pas lui adresser la parole, pire même il était froid et distant avec elle. Elle se voulait plus forte que toutes les considérations, plus forte que tout ce qui pouvait dire à son égard. Elle avait une grande capacité d’encaisser n’importe quel reproche qu’on pouvait lui faire, elle le faisait avec une facilité déconcertante à la maison elle pouvait le faire devant lui. Il n’était pas doux avec elle d’accord, mais il se trompait sur son cas et elle voulait lui prouver qu’il se trompait sur son compte. Elle le fixa un moment, prenant le temps de bien formuler tout ce qu’elle comptait lui dire. Elle prenait sur elle à chaque instant, ne comprenant pas son comportement. Il s’excusait dorénavant, pourquoi ? Pourquoi agissait-il de la sorte ? Bliss se contenta de le fixer droit dans les yeux, d’observer son reflet dans le miroir de rester concentrer et passer au-dessus de toutes ses considérations. Il pouvait lui en vouloir, mais il ne connaissait pas toute l’histoire, il ne connaissait pas ses sentiments pour lui, car qu’elle le veuille ou non, elle ressentait quelque chose pour lui, de bien plus fort qu’il pourrait croire, qu’elle pourrait montrer à quiconque.

    Ce n’est que quand il parla de la porte des vestiaires et de sa nudité que Bliss prit conscience qu’il ne portait qu’une serviette autour de la taille, que l’homme qu’elle désirait le plus, ne portait qu’une serviette. Elle sentit ses joues s’empourprer aussi rapidement qu’elle venait de poser son regard sur l’intégralité de son corps. Il était parfait, non pas qu’elle soit une amatrice du corps humain dans toutes ses coutures, mais il était magnifique, légèrement mouillé, d’une beauté non égalé. Elle n’avait pas dans son parcourt de vie vu énormément d’homme pratiquement nu mais elle ne pouvait s’empêcher de le regarder. Elle se sentait émoustillé et elle ne voulait pas lui montrer. D’un geste rapide et précis elle se retourna afin de fermer la porte des vestiaires. La raison aurait voulu qu’elle lui demande de se rhabiller, mais non elle préférait fermer la porte quitte à profiter de ses derniers instants avec lui. Etant donné qu’il ne la portait pas à son cœur, elle voulait profiter de lui essayant de ne pas être trop troublée. Elle pouvait le faire, en tout cas elle n’avait pas le choix désormais. Elle se retourna pour lui faire face de nouveau se concentrant sur son visage et non pas le reste de son anatomie.

      « Nehan… »


    Bliss s’avança d’un pas, elle avait chaud non pas à cause de la nudité de son interlocuteur, quoique ça devait y jouer, mais plus par la chaleur ambiante. La vapeur d’eau chaude envahissait la pièce et Bliss se pinça les lèvres pour rester concentrer. Elle ne se souvenait plus de son discours, pire elle n’avait plus les arguments en sa faveur. Elle était omnibulée par Nehan qui se trouvait si proche d’elle, elle l’était d’autant plus de ses lèvres et de l’expression de son visage. Elle voulait le prendre dans les bras, un crime ?! Elle devait écouter un peu plus son esprit que ses envies sinon elle n’y arriverait jamais. Se grattant à son tour sa nuque, Bliss prit la parole, débitant un nombre incalculable de mots à la minute, afin qu’il ne l’arrête pas dans son élan.

      « Ne dis rien, s’il te plait, je… Voilà… La dernière fois, nous nous sommes mal compris, je ne te prends pas pour un con et jamais je n’ai agi de la sorte. J’étais sincère avec toi, dans mes gestes, mes paroles j’avais juste peur, peur de tout gâcher en voulant aller trop vite. Ce que je ressens pour toi peut être effrayant quand ça vous tombe dessus sans prévenir, mais je ne veux pas revivre une semaine comme je viens de vivre, je t’aime trop pour cela et je voulais que tu sois au courant. Que notre rencontre était magique et que je ne suis pas une fille qui s’amuse avec les hommes. Tu n’avais pas le droit de croire une chose pareille. Je fais des erreurs dans ma vie, mais je ne veux pas que tu sois une erreur, je me devais de te le dire ! »
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Dim 8 Nov - 20:48

    Face à cette jeune femme, Nehan se sentait désemparé. Aucun son ne sortit de ses lèvres, et il ne broncha pas quand elle ferma la porte des vestiaires. Intérieurement, il sourit, mais se fit violence pour ne pas laisser transparaître quoique ce soit. Elle avait préféré qu'il reste là, presque nu, sous son regard inquisiteur. Elle se faisait violence pour ne pas laisser transparaître qu'il lui plaisait, et rien que ça, lui, ça l'amusait. Il se passa la main sur le visage pendant qu'elle fermait la porte. La vapeur commençait à se dissiper, et sa torpeur à elle ne cessait pourtant d'augmenter. Il ne bougeait pas, la regardait se torturer, se poser mille questions et ne savoir comment agir. Puis elle se rapprocha de lui et il sentit son coeur s'emballer.

    'Ne dis rien...' il n'avait pas l'intention de dire quoi que ce soit. Impassible, il l'avait laissée s'approcher de lui. Il sentait son parfum, ses lèvres étaient proches et son corps l'attirait comme un aimant. Pourtant il ne broncha pas, les bras croisés, le cul posé mais pas assis contre le lavabo. Il la regarda fixement dans les yeux, espérant ne pas se mettre à regarder ses lèvres quand elles tremblaient. Il ne se doutait pas une seule seconde de ce qu'elle allait dire et, jusqu'à ce qu'elle ouvre la bouche pour parler, il n'avait aucune idée de s'il l'écouterai. Chaque point de détail du regard de Bliss devenait une véritable oeuvre d'art, peinture ou sculpture. Il ne savait pas comment s'en détacher, elle était si proche de lui qu'il pouvait en faire une dissertation rien qu'en les observant. Les pupilles réfractées à cause de la forte lumière du vestiaire, elle cherchait ses mots et il ne cessait de l'observer sans scrupule ni remord. S'il la perturbait, il s'en moquait. Tout ce qu'il souhaitait, c'était qu'elle réagisse. Elle avait des choses à dire ? Nehan aurait préféré un silence et un long baiser. Quelque chose de plus concret que de simples paroles. Pourtant il l'écouta. Le débit de la jeune femme était rapide et pendant un court instant il se demanda si elle n'allait pas suffoquer, à parler sans respirer. Mais il se tut parce qu'elle le lui demanda. Du début à la fin. Il écouta la Poufsouffle lui dire qu'elle ne considérait pas qu'il était con, qu'elle ne voulait pas qu'il soit une erreur, qu'elle était désolée, qu'elle l'aimait, oui bon ça aussi. Pourquoi pas. Il fronça les sourcils et resta de marbre bien après qu'elle eût terminé. Et puis d'un seul coup... Le vide.

    Pendant toute la semaine Nehan s'était sentit mal dans sa peau, un peu perturbé par cet évènement entre eux. Pendant sept longues journées, il avait fait tourner dans son esprit la scène comme elle s'était déroulée, là où il avait merdé, la part de responsabilité qu'il pouvait avoir. Pendant tout ce laps de temps, il s'en était voulu et avait tenté de songer à ce qui se passerait et ce qu'il dirait dans le cas où ils se reverraient. Et voilà qu'ils étaient là, l'un en face de l'autre, qu'elle avouait enfin plus ou moins l'aimer ou tenir à lui, et pourtant il se rendit compte que ce n'était qu'une inconnue à ses yeux. Il avait beau avoir pensé à ce qu'il répondrait dans n'importe quel cas de figure, dans tous les sens dont on pouvait tourner la situation, il ne parvenait plus ni à penser ni à dire quoi que ce soit. Bêtement, il fixa le sol, entre eux. Ses mollets et ses pieds encore dégoulinant de flotte, les petites chaussures et grandes chaussettes de l'uniforme de Bliss. Et là, mesdames et messieurs, Nehan ressentit quelque chose qui fut rare dans sa vie. Ce fut un grand moment de solitude. Un instant comme il y en a peu. Comme on n'en veut pas beaucoup. Une impression de vide intersidéral. Il se sentait seul, là, volant dans l'espace pourtant mince qu'il existait entre eux. Comme un compromis entre la vie et la mort. Pas vraiment conscient, pas spécialement absent, et pourtant pas là comme présent. Aucun mouvement, pas un tic, la même figure impassible et désolée. Sans aucun mot, aucune phrase. Le script s'était interrompu et la grève des sentiments avait reprit. Un temps. Un silence, un battement de cils. L'ange passe. Il revient presque à lui. Ils s'embrassent.

    Sans savoir ce qui s'est passé en lui, l'instant d'avant il écoutait ce qu'elle avait à lui dire, celui d'après il la serrait fort contre lui, se moquant éperdument de la tremper de l'eau qui dégoulinait sur son corps. Il avait passé ses bras autour d'elle et ne lui laissait plus aucun choix. Il rouvrit les yeux pour se rendre compte de ce qui se passait entre eux. Le jeune homme avait peut-être simplement penché son visage en avant, ou avait profité du faible espace entre eux. Quoiqu'il en soit, il se rendait compte qu'il la tenait, serrée, et que ce baiser était bien plus passionné que la fois précédente. C'était un manque qui s'exprimait, un manque de l'autre et son désir le plus fou, l'envie qu'il se passe quelque chose. Que tout évolue. Il l'attrapa par la taille et la souleva, tout en faisant un demi tour, et la posa sur le rebord du lavabo, sans cesser de presser ses lèvres contre les siennes, de mêler sa langue à celle de Bliss. Il n'avait pas les mots, il n'était pas poète et n'avait aucune manière de lui dire clairement ce qu'il ressentait pour elle. Ce n'était que la preuve physique de cette passion presque amoureuse qui émanait de son coeur, de cette envie fougueuse de la contenter, en quelques sortes. De lui donner une réponse, sa réponse à lui. L'instant d'avant ses entrailles se tordaient dans tous les sens, le transportant d'une douleur désagréable. Et maintenant, elles étaient juste parties ; il flottait libre comme l'air, dans une impression de s'envoler. Cette sensation qui lui avait échappée lors de son entraînement de tout à l'heure, il la ressentait enfin, avec un plaisir et une délectation non dissimulée, en embrassant celle qu'il aimait enfin.
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Lun 9 Nov - 1:59


    Nehan && Bliss

    « Il y a plusieurs façon complexe d'aimer quelqu'un, mais qu'un seul mot simple pour l'exprimer. »


    Une fois sa tirade terminée, Bliss reprit son souffle comme si elle venait de faire un marathon de trois heures, mais elle venait de dire tellement de choses dans un état second qu’elle avait ce besoin de se taire et de respirer tout simplement. Le pire dans l’histoire, c’est qu’elle venait de prononcer tant de mots en si peu de temps qu’elle ne se rappelait plus de la moitié de ses paroles. Elle se voulait honnête, elle se voulait clair dans ses propos. Elle ne voulait pas qu’il s’imagine des choses la concernant qui n’étaient pas fondées, il ne voulait aucun quiproquo. Dans la vie, Bliss restait bien trop gentille, la fille qui ne risque pas grand-chose dans la vie, ce genre de fille qui suit sa vie sans grande égratignure, mais la vie vous offrait par moment des intersections dans le chemin de votre existence et Bliss se demanda si elle ne devait pas changer le cours de sa vie, tout simplement. Elle en avait pris le chemin dès le moment où elle prit la décision de le chercher partout dans le château afin de lui parler. Elle n’était pas du genre à aller vers les gens uniquement pour le plaisir de parler, elle n’était pas très sur d’elle et faire le premier pas était signe de changement chez la jeune femme, qu’elle était prête à changer et vivre quelque chose avec lui.

    Mais il ne parlait pas, aucune réaction de sa part. Elle était là en face de lui, stoïque à quelque centimètre et il ne disait rien. Elle venait quand même de lui avouer qu’elle tenait à lui alors qu’ils ne se connaissaient qu’à peine. Elle regretta de ne pas avoir précisé qu’elle voulait mieux le connaître, qu’elle voulait être cette personne avec qui il raconterait une partie de sa vie afin de mieux le connaître, de partager quelque chose de fort. Mais là encore, elle n’était qu’une jeune fille un peu trop innocente qui ne connaissait rien des garçons. D’ailleurs comment connaître quelque chose sur eux alors qu’elle leur adressait que très peu la parole comme tous les gens de cette école. Elle sentait son cœur battre follement dans sa poitrine, elle ne savait pas combien de temps allait durer ce silence, s’il comptait le rompre à un moment, ou juste se contenter de ne rien dire, de regarder ce carrelage qui était d’une couleur des plus laide. Elle ferma un instant les yeux, afin de se remémorer ses propres paroles, cherchant la faille dans son discours, le moindre mot qui aurait provoqué chez lui ce mutisme. Elle ne voyait rien, persuadée qu’il avait déjà tourné la page. Après tout, Bliss en demandait peut-être un peu trop, la vie ne pouvait pas ressembler à un conte de fée pour tout le monde.

    Et pourtant, elle ne rêvait que d’une chose, savoir qu’il était comme elle. Qu’il avait ce besoin inqualifiable de la sentir près d’elle, qu’il mourait également d’envie de l’embrasser. Elle osait espérer que les sentiments qui se bousculaient en elle depuis une semaine, que ses peurs et craintes l’avaient également ravagé pendant tout ce temps. Elle osait espérer qu’il avait perdu un peu de son temps à penser à elle, qu’il la comprenait à ce moment précis. Elle osait croire qu’il ne parlait pas pour une bonne raison, qu’il cherchait les bons mots, ceux qu’elle espérait entendre. Un simple signe de la tête comme quoi elle était comprise, qu’il partageait ce sentiment qui lui bouffait les tripes. Elle prit sur elle, afin de ne pas le détailler alors que le silence était présent dans cette pièce. Elle n’entendait que l’eau ruisseler dans la douche, les battements de son corps, sa propre respiration et celle de Nehan, en face d’elle. Elle rouvrit les yeux, se mordillant légèrement la lèvre, prête à faire demi-tour et le laisser seul, finir de s’habiller et courir loin de tout ça, se répétant alors qu’elle avait agi de la meilleure manière possible et que finalement ils n’étaient pas fais l’un pour l’autre et pourtant, elle ne pouvait se résigner à cette issu entre eux, s’en était trop douloureux.

    Ce fut comme un soulagement, de sentir ses lèvres contre les siennes, de sentir la chaleur de son corps, de pouvoir caresser doucement sa peau du bout des doigts. Ce fut comme une renaissance pour la jeune femme, elle sentit toutes ses émotions de la dernière fois la submerger. Elle se sentait soudainement différente ne contrôlant plus du tout la situation. D’un geste simple elle passa ses mains dans la chevelure humide de Nehan, elle se fichait bien de coller son corps au sien même s’il était juste vêtu d’une simple serviette même si, il était encore dégoulinant d’eau. Elle se sentait si bien dans ses bras que le monde pouvait s’écrouler autour d’elle, qu’elle ne bougerait pas pour autant se sentant heureuse dans ses bras. Elle était comme envoûtée par son parfum, le goût de ses lèvres, de toutes ses sensations qui l’envahissaient de plus en plus. Il l’a prit par la taille, la pivotant et ne lâchant pas un seul instant ses lèvres elle se retrouva sur le rebord du lavabo. Les yeux clos, l’envie de ne pas le lâcher, de le voir s’éloigner d’elle augmentait. Elle le savait trop bien, il la rendait folle et ne pouvait rien y faire même si une voix, une toute petite voix lui indiquait qu’elle allait trop vite, qu’ils allaient trop vite. Mais ce qu’elle ressentait à ce moment-là pour lui, n’avait pas de mot, ne pouvait être expliqué et elle était la seule à le comprendre.

    Elle passa ses jambes autour de sa taille, profitant de cette sensation qui lui procurait, elle ne voulait plus réfléchir elle ne voulait plus se poser ses questions. Ce qu’elle ressentait, il le savait… Il savait également qu’elle voulait vivre quelque chose avec lui et même si elle avait peur, même si elle ne savait pas où aller, elle se sentait bien dans ses bras. Se sentir désirer par cette personne lui suffisait même si elle ne savait pas trop comment agir. Elle ne connaissait rien à tout ses choses complexes que son l’amour, les sentiments, les relations sexuelles quand on aime une personne, mais elle voulait lui faire confiance, elle voulait pour la première fois de sa vie faire confiance à quelqu'un. Elle lâcha ses lèvres un instant des siennes, elle le regarda droit dans les yeux caressant le contour de son visage délicatement. Elle ne voulait pas gâcher ce moment passé avec lui et se contenta de lui sourire, heureuse. Elle aimerait tant pouvoir lire en lui savoir ce qu’il pensait à ce moment précis, mais elle se contentant d’approcher son visage du sien, caresser sa nuque avant de mordiller sa lèvre inférieure. Elle préféra ne rien dire, ne voulant pas revivre la scène de la dernière fois, elle se contenta de l’embrasser de nouveau, tout aussi passionnément que le précédant baisé, dans un but précis lui faire comprendre, que son cœur lui appartenait…
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Mer 11 Nov - 14:58







    Et voilà. Elle l'embrassait à son tour, passait ses jambes autour de lui. Il était toujours en serviette, mais ça n'empêchait pas qu'elle se presse contre lui sans faire attention à ce qui pourrait arriver. Les sentiments, ce n'est pas se dire qu'on a une attirance envers une personne ; c'est tout une attitude qu'il faut rationaliser - ou non - pour réussir à l'atteindre, à lui faire comprendre ce que soi-même on a mit du temps à assimiler. Le besoin. Le besoin de l'autre, l'envie simple et claire de vouloir passer du temps avec une personne. Cela doit pouvoir se transmettre, et c'est là la force d'un véritable amour. Pouvoir dire à celle que l'on aime à quel point son absence nous fait comme des piques dans le cœur. Lui faire sentir qu'elle nous manque lorsqu'elle n'est pas là et, quand elle est là, que c'est comme si c'était pire. On se sent désemparé, nul, ridicule, pas à la hauteur. Et pourtant elle est là, son regard, son sourire. Sa tendresse nous donne l'impression de pouvoir déplacer des montagnes. On a envie de monter tout en haut du plus grand immeuble de la ville, d'arracher sa chemise mode superman, et de se mettre à crier qu'on est le roi du monde. Et puis subitement, parfois, tout s'arrête. Le héros est loin... Il a oublié de prendre ses affaires. Il a déménagé en laissant l'appartement remplit de son mobilier. Les sentiments. Tout est encore là alors que plus rien n'existe. On regarde le passé, on en pleure ; notre présent ne ressemble à rien ; quant à notre avenir, on ne préfère pas y penser. Tant de souvenirs, tant d'émotions partagées, des flashback à longueur de journée, comme la soudaine impression de la croiser dans la rue, à l'école, alors que c'est impossible. Comme si on entendait sa voix, son rire, partout où on allait. Elle nous hante, elle nous court après, elle continue, jour après jour, nuit après nuit, à fendre notre cœur en milliards de morceaux. Comme une œuvre d'art en verre. Injuste ? Oui, c'est injuste de tout perdre. Et d'ailleurs, comment peut-on s'en relever, croire en quelque chose de nouveau et de magique alors que tout semble se désagréger autour de soi ? Le monde s'écroule, pan après pan, par blocs entiers, il s'effrite et se dissout dans l'espace. Il se meurt. N'a plus d'importance. De consistance. De vie. Et nos sentiments trahis restent les seuls compagnons d'une tristesse sans âme ni considération.

    Il avait cherché pendant longtemps. A travers les époques, les âges, les mondes, l'humain cherchait un concept si flou qu'il n'était pas sûr lui-même de savoir après quoi il courait. Le bonheur, c'était quoi, après tout ? Pour certains, il s'agit de l'amour, du sexe, de la drogue, de l'argent, de la célébrité ou même le savoir. Mais pour quelqu'un qui cherche vraiment le bonheur, c'est différent. Pourquoi me direz vous ? Parce que c'est au delà de tout ça. Nehan, lui, il veut tout à la fois.

    Et là vous vous dites que tout peut changer. Que le destin existe, qu'il y a un mal pour un bien. Que finalement, tout peut recommencer. Mais c'est les montagnes russes. Alors que vous remontez, que tout semble comme s'arranger, changer, éh bien la vie vous recrache à la figure. Et vous redescendez, sobrement, humilié presque, encore plus bas qu'avant. Elle vous enfonce, vous fait souffrir ; vous croyez en cette nouvelle rédemption qui de toute façon n'arrivera jamais. Vous vous dites que recommencer une troisième fois vous permettra de sortir la tête hors de l'eau, de vous raccrocher à une branche de l'arbre dans votre chute mais, tel Tantale et son supplie dans le Tartare, vous remarquez que vous n'en sortirez jamais. La branche que vous aviez voulu attraper s'est brisée ; elle était sciée. Elle craque et vous voilà retomber de plus en plus bas, s'enfonçant dans les abîmes. Mérite ? Aucun. Vous n'avez même pas eu le temps de vous hisser, de comprendre que vous aviez une chance. Elle n'a duré que quelques secondes, le temps de remonter dessus pour s'accrocher à celle qui se trouvait au dessus. Les ténèbres, on s'enfuit, plus rien. Et rien n'a plus de goût. Sans saveur, la vie défile. Jour après jour, nuit après nuit, elle vous brise le coeur, toujours plus petit qu'avant. On en a gros sur la patate, on veut s'en détacher, on veut y survivre. Un jour, on abandonne. On regarde derrière soi. Sur les côtés. Jamais devant. On ne veut pas ; qui sait ce qui se trouve au bout de ce couloir sombre et humide, si improbable que ce fût ? Comme si ça existait. La quête du bonheur est une foutaise. Autant chercher le Graal, et encore, vous aurez sûrement plus de chance de tomber dessus. Ça n'existe pas le bonheur. Y'a que des ersatz, des palliatifs, des trucs qui de toute manière n'arrangeront pas votre cas, mais l'endormiront. Un temps. Rien ne change. Vous vous regardez dans la glace, un matin, vous n'êtes plus le même. Vous décidez de vous en foutre. Vous êtes quelqu'un d'autre.

    Et c'est ce qui fait la vie.

    Et puis il y a ce qui vous permet d'avancer. Un ami sur qui on compte. Des médocs. Le travail. Ça remplace, ça paraît con mais ça va mieux. On y pense plus. Sauf le soir, en se couchant, seul. La vie ne ressemble à rien, et on se remet à pleurer. Il se met à l'embrasser dans le cou. Elle est douce, son parfum l'envoûte. Et là, il fait quoi ? Il apprend. Il apprend à s'en sortir. Il sait que s'il s'investit dans cette relation, un jour il en souffrira. Son propre père a souffert pendant des années avant d'épouser et de vivre un vrai bonheur avec la femme qu'il aimait. Ça change quelque chose ? Est-ce que ça valait le coup ? Il répond oui, toujours. Il l'aime d'un amour fou. Nehan n'y croyait pas. Ce n'était qu'un bon moment à passer avant de re sombrer dans le délirium de son inconscient et de son malheur. Sa solitude. Compter sur quelqu'un ? Ils ont aussi leurs problèmes, leur propre désespoir qu'ils doivent régler et arranger seuls. Ils ont même besoin de nous. Et je vous aide comment, encombré par ma propre douleur ? On se fait violence. On arrange les choses du mieux qu'on peut. Mais on ne fait que repeindre sur un mur recouvert de sang. Ce n'est pas lavé, ça sera toujours là et, si quelqu'un gratte un tant soit peu, on se rend compte que finalement ce n'est qu'une façade, une surface, un décor en carton-pâte et rien qui n'arrange quoi que ce soit. Tristesse, douleur. Tout revient dès qu'on abat la cloison creuse. On regarde le ciel. On voudrait y aller, voler au dessus de tout ça, débarrassé de toute cette merde qui nous incombe, nous fait souffrir. Et puis rien, rien ne change. Nous, peut-être. Mais la peine reste la même.

    Elle est là, la femme de sa vie. On ne sait pas où. Un jour, vieux, il regardera son passé et se dira : putain, elle, c'était la femme de ma vie. Celle que j'ai le plus aimé, avec qui j'ai vécu les plus beaux moments. Lui faire l'amour était comme une libération de tous ces sentiments que j'accumulais. Lui offrir cette tendresse, ce presque bonheur. C'était ça, la belle vie. Et il a beau chercher, il ne trouvera jamais. Parce que ça n'existe pas. Le destin non plus. Sa vie, il la contrôle pas. Les autres le font pour lui. C'est pour ça, c'est le propre de l'humain qui ne vit pas seul. L'influence des gens qu'il côtoie fait ce qu'il est devenu. Mais on ne souffre pas tout seul, c'est à cause des autres. On est pas heureux tout seul, à moins d'être un foutu égoïste. Ce sont les autres qui nous rendent heureux. En fait, autrui possède le plus grand pouvoir qui puisse exister : presque le pouvoir de vie ou de mort sur quiconque. L'Enfer, c'est les Autres.

    Elle est là, cette jeune fille. Il peut la rendre heureuse. Peut-elle avoir cette influence sur lui ? Est-elle suffisamment forte pour le changer, le faire aller mieux ? Rouvrira-t-il les yeux pour se demander où ils en sont, et se dire, au vu de la situation, qu'il est bien ? Ses mains passent sur les cuisses de la Poufsouffle. Remontent. Il est entre le tissus de sa jupe et le haut de ces jambes à la peau si délicate. Il l'embrasse toujours. Des baisers, le long de son cou, sur le décolleté qu'offre sa chemise d'uniforme ouverte. La beauté d'un monde. Une femme qui s'ouvre, nous laisse faire. On l'aime. Elle nous aime. Les choses changent, peut-être, un jour ? Il l'embrasse, s'en fout. La vie pouvait s'arrêter, il revivrait ce moment à l'éternité. Il sait que le temps n'est pas leur ami. Qu'il devrait le prendre, qu'il devrait attendre. Mais il ne contrôle plus. Pour peu, il aurait presque une larme qui lui coulerait sur la joue. Pour peu. Il la serre plus contre lui. Il a envie d'elle, et ce n'est pas que sexuel. Il la veut presque pour lui seul. Est-ce qu'il l'aime ? Qu'est-ce qu'il en sait, il y connaît quoi ? Quand on parle à son meilleur ami d'une femme, qu'il nous dit : tu l'aimes, comment on peut le savoir ? Parce que chaque relation, avec chaque fille que l'on fréquente, est différente. A la première, on dira 'je l'aime'. On en souffrira. La seconde, on ne l'aimera pas puisqu'on ne ressentira plus la même peine à suivre. La troisième, on se dit : 'je l'aime aussi', mais ce n'est pas comme la première fois. Et puis les gens sont différents. Le mec qui s'est targué de pouvoir définir l'Amour est un foutu enfoiré, et il a une fâcheuse tendance à se prendre pour Dieu.

    Alors il l'aime ? Il en sait quoi ? Rien. Probablement qu'il ne pourra se dire, qu'à la fin de sa vie : oui, j'ai aimé cette fille. Ce qu'il répondra à la question 'était-ce la femme de ta vie ?', il n'en a aucune idée. Bienvenue dans un monde d'insouciance, d'inconscience, de non-dit et de 'je ne sais pas'. L'humain, sa complexité, son côté difficile et peu sûr de lui, c'est aussi tout ce qui fait son charme.

    C'est p'têt ça le bonheur...


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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Ven 13 Nov - 20:00


    Nehan && Bliss

    « Il y a plusieurs façon complexe d'aimer quelqu'un, mais qu'un seul mot simple pour l'exprimer. »


    La simplicité des gestes, la plupart du temps, suffisait à un long discours où on se perdait dans de longues explications et finalement on ne savait plus où on en était. Les gestes exprimaient également beaucoup de choses, ce qu’on ressentait réellement sans la barrière des mots et pourtant, certains mots pouvaient être magnifiques et dans un contexte particulier pouvait vous emporter loin de tout. Bliss profitait de ce moment intime avec lui, de le sentir près d’elle, de caresser chaque partie de son corps avec une délicatesse nouvelle. Elle aimait l’embrasser se sentant soudainement quelqu’un, développant une nouvelle partie d’elle, cette jeune femme qu’elle rêvait d’être. Elle frissonnait de plaisir à chaque baisé de sa part. Elle perdait complètement la tête dans ses bras, elle n’était qu’une faible petite chose. Bliss se perdait dans leur étreinte, à la fois émerveillée et avide de tant de choses. Elle se rendit compte qu’elle voulait toujours plus, le contact de sa peau contre la sienne, son souffle sur son visage, du goût sucré de son haleine. Son corps entourait toujours le sien, leurs corps ressemblant à un puzzle. Elle relevait la tête, se perdant dans son regard si poignant. Dans un même mouvement leurs lèvres se retrouvèrent pour un baisé passionné, un de plus.

    Elle se sentait bien dans ses bras, son corps contre le sien alors qu’il l’embrassait. Elle ressentait cette légèreté toute particulière et voulait d’autant plus. Elle en avait conscience et se surprenait à son tour. Ses bras entouraient le corps de Nehan, ses mains caressant sa musculature. Elle ne pensait jamais faire une chose pareille dans le passé. Elle était loin d’imaginer quand elle assistait aux matchs de son équipe contre Gryffondor qu’un jour elle serait dans une telle position avec Nehan. Assise sur le lavabo des vestiaires, les jambes entourant son corps. Il ne disait rien, mais dans un sens, elle préférait. S’il l’embrassait, s’il continuait d’être près d’elle, c’est que dans un sens il avait envie d’être avec elle, tout simplement. Elle se surprenait alors à rêver d’un avenir entre eux. Rien de bien extravagant, elle n’avait pas à l’être, non quelque chose de simple ou ils aimeraient passer du temps ensemble tout simplement. Elle se contenterait de le voir lui sourire, elle voulait qu’il lui sourit, qu’il prenne sa main, partager un peu de sa vie, avoir une place même toute petite dans la sienne. Elle aimait cette sensation qu’il produisait en elle, en l’embrassant. Si seulement il savait…

    Elle savait ce qu’elle voulait, jusqu’au moment où sa main se fit plus osée sur ses cuisses et réveilla en elle cette peur, cachée quelque part au plus profond d’elle-même. Elle prit réellement conscience de ce qu’ils s’apprêtaient à faire ou du moins le chemin qu’ils prenaient et la peur l’envahit. Elle le voulait, une part en était persuadée, qu’elle ne pouvait pas revenir en arrière, jouer les filles incertaines, qui changent d’avis comme de chemise. Et pourtant, l’image de sa dernière expérience lui revint à l’esprit. Elle ne connaissait rien des garçons, son seul copain date d’il y a un an et ils ne s’aimaient pas. Et puis, il y a eu cette seule fois remontant à cette stupide soirée, chez ce Serpentard. Elle n’aurait pas du boire et elle le savait, mais un seul verre réussit à la rendre complètement HS et le pire dans l’histoire c’est qu’elle n’en garde aucun souvenir. Rien de bien concret, cette nuit qui aurait dû être magnifique dans d’autre circonstance se retrouva gâché par une seule personne. Et la honte l’envahit dès lors au petit matin quand elle se retrouva nue dans ce lit. A ce souvenir, Bliss arrêta d’embrasser Nehan, l’observant un instant. Il n’était pas lui, cet individu qui avait profité d’elle dans un moment de faiblesse, il ne lui ressemblait en rien. Néanmoins, elle aurait aimé que ça se passe différemment, pas dans les vestiaires, pas de cette manière.

    Elle aurait aimé quelque chose de beau et d’unique. Tout allait beaucoup trop vite pour elle, elle ne contrôlait plus le cours de sa vie, comme ci quelqu’un vivait à sa place. Et c’est partagé entre ses deux sentiments qu’elle l’observait, elle ne voulait pas le décevoir encore une fois, elle ne voulait pas qu’il la prenne pour une fille facile qui s’était faite sauter par le premier venu, un imbécile qui plus est. Elle ne voulait pas qu’il voit en elle une fille qu’elle n’était pas. Mais elle devait lui faire part de ses craintes, car il était en droit de le savoir. Pour cela, elle savait qu’elle en avait mis du temps, qu’elle aurait du lui dire ceci avant de s’embrasser et d’aller un peu plus loin, mais c’était plus fort qu’elle. Le baisé partagé l’avait transporté ailleurs, elle se sentait si différente dans ses bras au point de rayer définitivement le passé ? Elle ne savait plus, elle était perdue et elle détestait ce sentiment-là. Elle ne voulait pas qu’il soit juste cette histoire merveilleuse et trop rapide entre deux êtres, elle voulait plus, mais malheureusement elle agissait différemment. Elle caressa délicatement le contour de son visage avec sa main avant de s’attarder sur ses lèvres. Elle le fixa droit dans les yeux, la crainte au ventre et d’un geste simple elle prit sa main afin de la déposer sur son cœur, pour qu’il la calme, pour qu’il ressent à son tour les battements rapides de son cœur.

      « Je… En fait, je dois te dire quelque chose… »

      *Est-ce vraiment le moment ?! Tu gâches tout, encore une fois…*

      « Je n’ai jamais… Enfin si, une fois mais j’étais soule et je ne répondais pas vraiment de mes actes, je ne voulais pas coucher avec mais… J’ai honte de cette partie de mon passé, bref ce que je veux dire c’est que… Je n’ai jamais vraiment fais ça avec un garçon auquel je tiens, tu es très attirant et j’ai envie d’être avec toi, mais… J’ai peur ! »


    Bliss se mordit légèrement la lèvre inférieure espérant de tout cœur qu’il comprend le sentiment qui l’envahissait à ce moment précis. Elle ne voulait pas le perdre, elle ne voulait pas revivre le calvaire, les craintes et les doutes de la semaine passée. Elle savait également que ce coup-ci, se serait terminé entre eux et elle ne voulait pas de cet issu. Elle tenait trop à lui, mais dans un sens cette peur qu’elle ressentait, elle devait lui en faire part, afin d’être honnête, pour qu’il prenne bien conscience de ce qu’il représentait pour elle. Elle avait répondu à son baisé, elle avait envie de lui c’était indéniable, mais une voix, toute petite voix lui rappelait ses peurs. Etre intime avec un garçon n’était jamais facile, c’était réellement la première fois pour Bliss de partager ce sentiment et ses envies. Elle plongea son regard chocolaté dans celui bleu azur de Nehan, le cœur battant la crainte de revivre le même épisode que la dernière fois. Sauf que c’était différent dans le sens où il savait, il savait qu’elle tenait à lui puisqu’elle était ici dans le vestiaire de Gryffondor. Du moins, elle espérait de tout cœur que ce soit différent, le perdre serait alors insupportable.
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Dim 15 Nov - 16:47




    Une peur, une appréhension, c'est un peu comme imaginer ce qui pourrait arriver et extrapoler sur des faits irréels. La peur est le sentiment le plus irrationnel de l'humain, celui qui n'a aucune raison d'être et qui pourtant anime chacun d'entre nous. La peur c'est une manière d'exprimer ce qu'on a en tête, lorsque l'on voit quelque chose se dessiner à l'horizon. Parfois, avant même que cela ne se distingue du marasme environnemental dans lequel on se trouve, certains commencent à avoir peur avant les autres. C'est un peu ça, aussi. Une anticipation. Se demander ce qui va bien pouvoir arriver. La terreur, cousine de la peur, n'arrive qu'une fois que la peur se réalise, mais c'est un autre problème. Cependant, c'est un formidable moteur d'action chez certaines personnes : avoir peur leur permet de se dépasser, de tout faire pour que ce qu'ils ont imaginé n'arrive pas et restent au stade de simple cauchemar. La plupart du temps, cela leur réussit plus ou moins. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde, car elle peut aussi pétrifier les foules, mettre à genoux des peuples et détruire des civilisations. Depuis la nuit des temps, l'être humain envisage les pires possibilités dans l'inconnu, et parfois, cela prend une forme encore plus stupide que n'importe quelle autre émotion du panel. Avoir peur du noir, du monstre sous son lit, ou tout simplement d'avoir mal, ce sont des sentiments impossibles à vérifier, et pourtant présents, sans aucune raison valable. Le noir, par exemple, ne renferme rien d'autre qu'une solitude et un infini sombre et sans repères, ce qui terrorise beaucoup de gens. Sans pour autant les empêcher de s'en accommoder. La plus grande force de l'Homme, étant aussi sa plus grande faiblesse, c'est l'imagination. Une pensée construite espérant quelque chose de différent que ce qui est exactement en train de lui arriver. Une volonté de changement, propre, et animé par le dégoût de cet état qu'est le notre. La crainte... Toujours elle.

    Et parfois, cette peur vous la voyez en face, vous vous retrouvez comme projeté contre elle, sans avoir le choix, sans pouvoir ni fuir ni avancer. Elle vous pétrifie, vous bloque sur les côtés ou cherche à vous déstabiliser. Il n'y a aucun moyen d'en échapper et, pourtant, vous êtes forcés de lutter contre. La jeune fille avait prit son courage à deux mains pour exprimer sa crainte face à celui qu'elle aimait, et rien que pour ça, il se montra compréhensif et compatissant. Sans une once de pitié ou de ressentit négatif, il s'évertua à se montrer calme et doux. Il l'écouta raconter ce qu'elle avait à lui dire. Il l'écouta parler de ce qu'il savait, ce qu'il devinait, et en même temps ne pouvait s'empêcher de fixer le regard de la Poufsouffle. Il voulait la rassurer, lui montrer que tout ça n'était pas important, du moins, pas autant que ce qui se passait entre elle et lui. Il lui prit le visage entre les mains, et murmura :

    "Bliss... Je sais tout ça."

    Nehan eut un sourire amusé. Il savait que cela la troublerait. Mais toute cette histoire... Il était au courant. Knox n'était qu'une ordure, une pourriture, un sale type qui profitait de la faiblesse des gens pour obtenir ce qu'il voulait. Un Serpentard classique, en somme, bien qu'ils ne soient pas tous du même acabit et que les mettre dans le même sac soit une grossière erreur. Néanmoins, ce mec avait bien trop joué avec sa vie, et le Gryffondor allait certainement devoir lui régler son compte. Une bonne fois pour toute. Il rapprocha lentement son visage de celui de Bliss et lui déposa un baiser tendre sur les lèvres, court, mais tendre.

    "Pourquoi ? C'est ce que tu veux me demander ? Parce que je suis un joueur connu de mon équipe, parce que je suis en septième année, parce que je connais du monde, parce que... J'aime savoir plein de choses. Et ce qui s'est passé avec Knox... T'en fais pas. J'ai déjà prévu de le tuer. Je hais ce pauvre mec, je hais ce qu'il fait aux femmes qui croisent sa route. Un jour il payera je te le promets."

    Il marqua une courte pause avant de reprendre :

    "Quant à ce que tu ressens... Tu ne dois pas te sentir gênée, ou t'en vouloir. On ne choisit pas sa première fois, on ne contrôle pas l'envie. On peut essayer de se réserver, mais quoi qu'il arrive, quand ça doit se passer, c'est comme ça et pas autrement. Tout ce que tu peux vouloir, c'est que la fois suivante soit totalement différente et sous contrôle... Et ça je le comprends. Je pensais que si tu n'avais pas le temps de réfléchir à ce qui s'était passé... Tu... Te laisserai aller avec moi. Et je pensais pas en rentrant dans ces douches que... Toi et moi..."

    Il perdait ses mots. Il ne savait plus comment formuler ce qu'il ressentait, ce bouillon de sentiments qui tourbillonnait en lui. Il savait ce qu'il voulait, une relation saine, claire, tendre et sans problèmes ; une douceur, une tendresse, une complicité, avec quelques soupçons de compréhension et de confiance. Ce qu'il ne voulait pas, c'était qu'elle se sente obligée, oppressée par lui ou par des souvenirs, triste, faible, nulle par rapport à ce que le Gryffondor attendait. Ce qu'il ne voulait pas, c'était d'une relation par défaut, ou revivre ce qui s'était passé avant. Oui, il avait eu le courage de s'engager à nouveau et de l'avouer, d'exprimer ce qu'il ressentait, alors qu'il s'était juré de ne plus sombrer dans ce genre de travers. Mais Bliss l'ouvrait, réussissait à le rendre meilleur là où bien d'autres femmes ont échoué. Peu importe. Il ne voulait pas que ça rate. Mais il était certain que pour cela, ils devaient se connaître, se comprendre, et s'accorder mutuellement une confiance parfaitement définie. Où étaient leurs envies, leurs limites. Leur marge de manœuvre. Il se sentait presque prêt à faire des concessions pour que ce couple fonctionne, il n'avait besoin que de son ressentit à elle, de ses émotions. Nehan eut un petit début de rire nerveux et pencha la tête en avant pour fixer le sol. C'était trop tôt pour qu'il lui dise expressivement un 'je t'aime' qui ne sonnerai pas vraiment juste - du moins, pas encore - et c'était un peu ce qu'il avait faillit laisser échapper. Ce n'était pas encore le temps, pas encore le moment. Il devait être sûr, avant, laisser un peu leur existence les porter tranquillement, sur un petit nuage. Cela viendrait. Encore une fois, il devait être honnête. Il releva le regard vers celui de la jeune femme.

    "Bliss. Je veux pas t'emmener dans une chambre uniquement pour avoir l'air de ne vouloir que ça. Je veux que ça se passe parce qu'on se lance tous les deux là dedans, qu'on en a envie, et j'attendrai le temps qu'il faudra. Et puis... Un lieu différent par rapport au dernier... Ça aurait pu t'éviter d'y penser, mais apparemment pas !"



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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Lun 16 Nov - 18:02


    Nehan && Bliss

    « Il y a plusieurs façon complexe d'aimer quelqu'un, mais qu'un seul mot simple pour l'exprimer. »


    Bliss se perdit dans ses pensées, tout en contemplant Nehan, juste devant elle. Elle avait une certaine crainte, il devait le ressentir et toute personne l’aurait ressenti en voyant Bliss, mais elle ne le quittait pas des yeux comme absorbée. Elle l’écoutait, sans vraiment prendre conscience de sa première phrase. Elle humidifia légèrement ses lèvres après qu’il est porté ses lèvres sur les siennes, il était doux, il était tendre, c’était agréable. Elle rouvrit doucement les yeux, il ne criait pas, il ne comptait pas partir, il resta près d’elle malgré la peur qu’elle venait de lui avouer. Il le savait… Il était beau, pas seulement physiquement, ses paroles étaient belles et rassurantes, le son de sa voix également. Envoutante au point de vous transporter ailleurs. C’était stupide de ressentir ça, en se fondant sur un son de voix uniquement ou sa façon de poser son regard sur vous, mais Bliss l’observait muette. Il ne partirait pas, ses craintes n’avaient pas lieux d’être, car il ne partirait pas, ce ne serait pas ce genre de garçon à ne pas la comprendre, faire comme si ce qu’elle disait n’avait aucune importance. Il n’était pas ce garçon-là et un sourire se dessina sur son visage, sourire qui néanmoins disparu rapidement quand il confirma qu’il savait, pour Knox. Alors qu’il prononçait son nom, Bliss se redressa, inquiète et déroutée, Nehan savait pour Knox…

      « Attend, tu sais pour Knox ? Je… »


    Comment ? Comment était-il au courant que la jeune demoiselle s’était offerte à contre cœur à Knox ? Comment pouvait-il le savoir alors qu’elle avait fait en sorte que personne ne soit au courant de son dérapage ? Elle en avait parlé à personne, hormis Austin son meilleur ami, mais là encore elle pouvait lui faire confiance. Elle ne comprenait plus comment cette nouvelle était venue jusqu’aux oreilles de Nehan. Knox s’était-il vanté de quelques choses après, comme un trophée des filles qu’il avait eu ? Mais elle n’avait pas ce titre des filles convoitées, elle qui se trouvait bien trop banale pour ça. Elle sentit la colère l’envahir et colorer ses joues à cet aveux. Elle ne voulait pas que les gens le sachent parce que c’était mal, mal qu’un homme qu’elle n’aimait pas ait profité de sa gentillesse et de sa naïveté. Elle ne voulait pas qu’un individu comme ça cri sur les toits qu’ils avaient été intimes tous les deux alors qu’elle voulait faire comme si de rien n’était. Il aurait été là, près d’elle à ce moment précis elle se sentait capable de lui casser la gueule, pourtant elle n’était pas violente, mais savoir qu’il était dit que, la rendait folle. Elle se calma néanmoins, observant Nehan juste en face de lui, elle n’allait pas penser à lui de suite, non il y avait sujet bien plus intéressant et elle ne devait pas perdre du temps à cause de lui. Loin de là…

      « Nan, laisse tomber ! Je n’ai pas envie de parler de lui avec toi, il n’en vaut pas la peine et va le tuer si tu veux. Ce ne sera pas une grande perte ! »


    Quoique l’idée que Nehan tue quelqu’un était inimaginable surtout qu’il irait directement en prison et elle ne voulait pas le savoir là-bas, non pour rien au monde. Elle l’observa un instant souriant à ses paroles, c’était peut-être là que résidait la réponse à tous ses doutes. Elle réfléchissait trop, elle se posait trop de questions alors qu’elle devait pour une fois laisser son cœur parler. Tout simplement. Elle analysait trop les choses et finalement elle se posait les mauvaises questions. Allaient-ils trop vite ? Etait-elle prête ? Serait-ce différent que sa première fois ? Les questions ne devaient même pas se poser, elle devait laisser son cœur et ses envies parler librement surtout qu’elle savait. Elle s’était sentie si mal pendant toute la semaine, tout ça pour du beurre ? Non, bien sûr que non et Bliss le savait, elle avait ressenti tellement de sentiments durant cette semaine parce qu’ils s’étaient quittés sur un malentendu, elle avait perdu goût à tout, elle venait de vivre un calvaire. Elle venait de traverser toute l’école dans un but, le retrouver. Il fallait être cruche pour ne pas voir que c’était lui, la raison de tout cela. La vérité lui crevait aux yeux, qu’elle se sentit gênée d’avoir eu à lui confesser sa peur. Elle n’avait pas à avoir peur, loin de là.

    Elle descendit de ce lavabo qui commençait réellement à lui faire mal aux fesses, mais restant toujours aussi proche de lui elle ne quitta pas son regard du sien. Elle souriait, surement un peu trop innocemment, mais elle s’en fichait à vrai dire. Elle était comme apaisée, un drôle de sentiment après toutes les craintes qu’elle avait eu ses derniers temps, cette peur de mal faire les choses. Oh, elle allait la garder encore un petit de temps, mais pour la première fois de sa vie, elle savait exactement ce qu’elle voulait, ce dont elle désirait le plus au monde. Elle le voulait lui, elle était prête à ouvrir la porte de son cœur et y laisser entrer quelqu’un. C’était lui, cette personne sur qui elle pouvait avoir confiance et avec beaucoup d’espoir elle espérait que ça dure un long moment, pourquoi il en serait différemment ? Il venait de la rassurer par ses paroles et lui ouvrir tout simplement les yeux. Il ne fallait pas un endroit en particulier pour une première fois, il ne fallait pas tout prévoir à l’avance car les sentiments et le désir ne se commandaient pas sur commande, c’était bien plus complexe et elle le savait, désormais. La question ne se posait plus, non… Elle en avait réellement envie, de lui, son corps, mais également de tout ce que ça pouvait représenter. D’une vie partagée avec l’être qu’il était.

    Délicatement, elle baissa sa tête afin de regarder son haut, enfin surtout son uniforme, très laid dit en passant. Elle portait ce gilet immonde aux couleurs de sa maison ainsi qu’un chemisier en dessous. Une jolie petite jupe d’écolière accordée avec magnificence avec des chaussettes montantes. Le haut de gamme de la tenue sexy qu’on s’imagine. Elle ôta son gilet qu’elle déposa sur le lavabo délicatement avant de relever la tête et plonger son regard dans celui de Nehan. Elle lui sourit, un sourire dans le coin qu’elle avait l’habitude de faire quand elle était un peu intimidée et pas très à l’aise dans ce qu’elle faisait. Elle savait ce qu’elle voulait, mais elle doutait toujours un peu sur ses capacités à lui plaire comme il faut et à bien se débrouiller. Néanmoins, une fois qu’elle déboutonna le premier bouton de sa chemise elle regarda plus intensément Nehan, se mordillant légèrement la lèvre inférieure. Son cœur battait la chamade, elle ne quitta pas du regard Nehan contrôlant cette folle envie de se jeter sur lui comme une lionne affamée. Elle admirait chacun de ses traits, de son corps, brulant un peu plus de désir pour lui.

      « Okay… Tu as raison, l’endroit importe… » Enlève l’avant dernier bouton de son chemisier. « Le passé importe » Bliss fait une pause avant d’ôter le dernier bouton de son chemisier. Elle laisse apparaître alors son soutient gorge renfermant sa poitrine. « Toi et moi et c’est tout ! »


    C’est alors qu’elle se redressa afin de se hisser à lui, passant ses bras autour de son cou. Dans un geste plein de fougue, elle colla ses lèvres aux siennes pour l’embrasser avec cette passion, qu’elle retenait depuis quelques minutes.
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Lun 16 Nov - 21:44

J'éditerai.
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   Lun 16 Nov - 23:57

Coeur brisé.


      ELLE ▬ Luke! Tu sais que je suis nulle à ça!

      LUI ▬ ROHHH! Allez, on ne jouera pas longtemps, juste quelques passes!


    La serdaigle envoya un regard de braise à son ami qui ne fit que lui lancer son sourire innocent en retour. Il savait qu’elle n’était pas dans l’équipe de Quidditch grâce à ses non-talents dans les activités physiques. Du moins, toutes sauf la danse. Il l’emmenait sur le terrain environ une fois par semaine, sous les protestations non contenues de la demoiselle qui essayait de lui expliqué tant bien que de mal qu’elle détestait ce genre de chose. Monter sur un balai, ça pouvait le faire, elle était plutôt rapide et agile, mais elle n’excellait en aucun point en vue de faire partie de l’équipe de Quidditch. Luke était simplement un mec qui voulait être à son meilleur dans tout, non seulement dans ses études mais également dans ce sport qui était toujours un profond mystère pour la bleu et bronze. À contrecœur, elle attrapa son balai et l’enfourcha avant de s’envoler dans les airs. Son ami était trop content, c’était une chose qui était assez étrange selon l’avis de la sorcière puisqu’elle n’était pas assez bonne pour faire un réel entraînement. À quoi bon ne pas être à son meilleur? Après tout, elle n’accote aucunement ses coéquipiers alors… Sycée, toujours à faire plaisir à ses amis! C’était pour cette raison qu’elle s’évertuait à la tâche. Il lui passa doucement le souafle et l’attrapa agilement, chose qui lui suffisait à rallumé un sourire sur ses lèvres. Ça pouvait être plutôt amusant ce jeu, quand Sissi arrivait à attraper la balle bien sûr. Ils jouèrent ensemble pendant une bonne vingtaine de minutes avant qu’elle laisse tomber l’affaire et lui dise de continuer un peu tout seul. Elle vola jusqu’aux estrades pour regarder son ami s’amuser comme un fou avec un petit sourire aimant accroché sur son visage. Qu’elle aimait cet homme. Sérieux, il était pour elle le frère qu’elle n’avait jamais eut, comme avec Ethan. Elle ne savait pas ce qu’elle ferait sans eux, elle ne serait probablement plus de ce monde d’ailleurs, si l’on comptait le nombre de fois plutôt important qu’ils l’avaient sauvés de drôles de situations. B, son frère de cœur, celui qui la ressemblait plus au niveau personnalité étant donné leur maison, ils se complétaient, finissaient leur phrases et s’amusaient 24 heures sur 24. Quelques minutes plus tard, Luke vint la chercher pour lui dire de descendre aux douches. C’était un rituel assez étrange lorsqu’on y pensait… Car oui, la belle Serdy le suivait dans le vestiaire des hommes de sa maison, alors que de nombreuses personnes pouvaient s’y trouver. Toujours de la même manière, elle attendait un instant hors du vestiaire tandis que son ami s’assurait qu’il n’y avait personne à l’intérieur. Par contre, elle entrait sur ses gardes, se rappelant comme si c’était hier la fois où il avait voulu s’amuser lors du poisson d’Avril moldu et l’avait invité dans un vestiaire remplis de Serdaigle à poil. Luke partit donc tranquillement direction les douches et les deux amis commencèrent une discussion plutôt à point tombé.

      LUI ▬ Alors Sissi, est-ce qu’un gentleman t’as invite au bal masqué?

      ELLE ▬ Bien sûr que non, tu le sais très bien d’ailleurs!

      LUI ▬ Bwah, pourquoi dis-tu ça? C’est que les hommes sont trop timides pour le demander face à ta beauté. Y’en a pleins qui se mordent les doigts en ce moment.

      ELLE ▬ Ahah, très drôle! Comme qui?

      LUI ▬ Bah moi!

      ELLE ▬ Hum… T’es sérieux là?!

      LUI ▬ Sûr que je le suis, tu veux que j’aille te faire un câlin illico?

      ELLE ▬ Non! Reste où tu es surtout! Bon. Alors c’est une invitation formelle. Oui, bien sûr que je veux aller au bal avec toi!

      LUI ▬ Yes! Tu sais pas comment je me retiens en ce moment de venir te voir!

      ELLE ▬ Fais de ton mieux mon cher!

      LUI ▬ Ahah, bon, je sors. Hum. Euh…… Sycée?

      ELLE ▬ Quoi encore?

      LUI ▬ Il ne reste plus de serviettes!

      ELLE ▬ Tu ne m’auras pas aussi facilement Luke!

      LUI ▬ Non allez je rigole pas, si tu ne vas pas m’en chercher à côté, je vais devoir sortir nu!

      ELLE ▬ Arf, c’est bon t’as gagné, je vais t’en chercher une!


    Un autre coup de son ami? Peut-être, en tout cas Sycée n’avait aucunement envie de le vérifier. Elle sortit doucement du vestiaire et marcha jusqu’à s’arrêter devant la porte du vestiaire de gryffondor. Elle baissa la tête tout en soupirant alors qu’elle passa quelques secondes à fixer le sol. Ça aurait été bien plus facile si elle c’était rendue au vestiaire des femmes mais il se trouvait à l’opposé du terrain de quidditch et si elle ne revenait pas de si tôt avec une serviette, Luke pourrait aussi bien se mettre à lui courir après complètement nu. Elle inspira longuement et poussa la porte du vestiaire en gratifiant l’endroit d’un petit : « Il y a quelqu’un? » Après n’avoir entendue aucune réponse, la belle s’aventura doucement dans le vestiaire des rouges et or à la recherche de son pesant d’or. Un sourire illumina son visage lorsqu’elle trouva une pile de serviettes rouge et or sur le banc. Elle en prit deux dans ses mains quand un bruit de voix attira son attention. Il y avait deux personnes qui parlaient, un homme et une femme. Fronçant les sourcils, elle savait qu’elle ne pouvait jamais refréner ses envies de femme curieuse et elle s’approcha doucement de la source de bruit. Plus silencieuse que jamais, elle pouvait désormais apercevoir les deux personnes, en train de s’adonner à un baiser plus que passionné. Sycée frissonna et se sentit rougir de honte, du moins jusqu’à ce qu’elle ne reconnaisse enfin les deux personnes… La première était une fille qu’elle connaissait pourtant si bien mais qu’elle ne parlait plus. Il s’avérait que cette jeune fille était sa cousine, celle qu’elle aimait tant dans sa jeunesse. Elle l’avait apprise lors d’une rencontre fortuite avec elle d’ailleurs… Enfin, ce n’était pas ça qui importait. Sa cousine embrassait Nehan. Son Nehan, celui qui l’avait réchauffé il y a de cela quelques jours dans une nuit plus que mauvaise… L’homme qu’elle chérissait le plus dans l’école était en train d’embrasser sa cousine. Normalement, elle aurait quitté les lieux plus vite que jamais, mais en ce moment elle ne pouvait que se résoudre à les fixer de loin, tandis que deux sentiments qu’elle connaissait si mal se développait. La colère. La jalousie. Ses joues étaient toujours aussi rouges, mais pour une toute autres raison et ses points étaient serrés si forts que ses ongles lui faisait des marques profondes. Elle avait envie de… De pleins de chose qui n’était pas proscrite pour des sorciers. Sa respiration s’accéléra soudainement et sans vraiment se rendre compte de ce qui se produisait, un espèce de champ de force sépara les deux amoureux projetant l’homme vers le mur de douche le plus près. Sa cousine n’eut rien de bien important, au contraire, elle ne méritait rien selon la naïve serdaigle. Elle restait toujours droite, fixant son prince avec un air froid qui se dégringola bien trop vite pour se transformer à un visage tordu par la douleur. C’était ça, avoir le cœur brisé? Les gens n’avaient jamais aussi bien dit comment cette chose pouvait détruire quelqu’un. Elle avait mal, si mal, tandis que des millions d’émotions lui passaient doucement à travers le cerveau. Peut-être ne méritait-elle pas d’être sauvée par un prince après tout.
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MessageSujet: Re: Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]   

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Sous la douche, sans cesser de penser à elle... [Bliss]

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